Nous sommes le dimanche 4 février 2024. Vous lisez cette publication parce que vous figurez sur notre liste d’envois. C’est notre 39e parution.
Chaque semaine, sur un sujet de fond et d’actualité, un point de vue différent de celui du courant dominant, nourri aux sources de l’expérience et des principes de liberté. Une opinion personnelle, qui échappe aux robots, et à l’intelligence artificielle (pour l’instant)…
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Octave Gélinier, ingénieur-conseil, qui dans les années 80 et 90 était souvent appelé auprès de grands chefs d’entreprises ayant à faire face à des problématiques de redressement ou de réorganisation, leur disait souvent : « pour bien balayer les escaliers, il faut commencer par le haut ».
Ce conseil de bon sens, susceptible d’être compris jusqu’à la base des ateliers voulait dire que le siège devait donner l’exemple. Si celui-ci est installé, dans un superbe hotel particulier du triangle d’or parisien, avant de fermer une usine en province, il faut déménager l’état-major et en réduire les effectifs !
Que Gabriel Attal, comme tous ses prédécesseurs d’ailleurs, n’a-t-il entendu ce conseil !
Jeudi dernier, pour apaiser dans l’urgence la colère des agriculteurs encerclant Paris avec près de 5000 tracteurs, le Premier ministre a annoncé un ensemble de mesures, parmi lesquelles un volet sur « la simplification des normes ».
Il avait dit, le mardi, devant les députés, « La bureaucratie qui recule c’est la liberté qui avance ».
Comme les autres (2013, François Hollande annonce aux Français « un choc ce simplification »…), il reprend donc l’arlésienne de la simplification administrative, par l’Administration elle-même, en commençant par le bas…
Ce n’est pas la bonne méthode…
Un paysan foule le sol, et regarde le ciel.
Quand il étouffe sous la paperasse et les charges qui vont avec, qu’il doit s’interrompre pour répondre aux contrôles inopinés, aller se justifier devant des commissions, et répondre aux injonctions des préfets et des leurs missi dominici (comme aux temps des rois carolingiens, mais cent fois plus nombreux…), sans pouvoir vivre dignement, il explose de colère. C’est la jacquerie. C’est comme ça depuis le Moyen Age…
On aura remarqué qu’en même temps (!) qu’il promet d’alléger les contrôles, il s’engage à les renforcer dans la distribution et l’industrie alimentaire. Les effectifs de la DGCCRF vont être augmentés… En 2008, François Fillon était soupçonné de vouloir démanteler ce service public de contrôle. Depuis, il avait quand même perdu le quart de ses effectifs…
Comme cela fait cinquante ans que les hommes politiques au pouvoir nous font les mêmes promesses, sans jamais les tenir (équilibrer les dépenses et les recettes de l’Etat ; réformer le mammouth ; décentraliser ; réduire les charges des entreprises ; rétablir l’ordre ; débureaucratiser… on conçoit qu’ils puissent être de plus en plus angoissés à l’approche de toute échéance électorale. Les extrêmes ont du vent dans les voiles….
Alain Dumait
Avec L’Essor de la Gendarmerie, j’édite aussi des livres :
La Gendarmerie sous l'Occupation (Claude Cazals).
24.90€ chez l’éditeur + 5€ de frais postaux.420 pages - Introduction du professeur Jean-Luc Noël - 2022.
C'était pour la France (Paul Barril).
Livre 19€ chez l’éditeur + 5€ de frais postaux.250 pages - Le livre-testament du capitaine, ancien commandant par interim du GIGN - 2023.
Grandes Enquêtes Criminelles de Gendarmes (La rédaction de L’Essor de la Gendarmerie).
19,50€ chez l’éditeur + 5€ de frais postaux.200 pages - 12 grandes enquêtes restées célèbres dans l'univers des faits criminels - décembre 2023.
Itinéraire du Bigouden François Marzin (biographie de Monique Nicolas).
12,50€ chez l’éditeur + 5€ de frais postaux.
80 pages, documents photos compris - Une vie de gendarme, simple et exemplaire - janvier 2024.
