Nous sommes le dimanche 16 juillet et vous lisez cette publication parce que vous figurez sur notre liste d’envois. C’est notre seizième parution (sans intelligence artificielle…).
La rédaction de cette lettre s’interrompt pour quatre semaines. Retour dans vos messageries le dimanche 20 aout.
Le 12 juillet, à l’issue de la dernière réunion de l’OTAN à Vilnius (Lettonie), l’association structurelle de l’Ukraine à l’Organisation a été confirmée : “Le secrétaire général s’est félicité que les pays de l’Alliance aient approuvé un programme d’assistance pluriannuel destiné à aider l’Ukraine à remplacer les équipements et normes de l’époque soviétique par ceux de l’OTAN, afin que ses forces soient pleinement inter-opérables avec celles des Alliés. Il a également salué les nouvelles mesures de soutien annoncées par plusieurs Alliés”.
On s’y attendait.
L’adhésion de la Suède et de la Finlande - jusque là pays neutres - a été ratifiée, après la levée du veto de la Turquie, moyennant compensations très “ottomanes”….
On s’y attendait aussi.
On est loin d’une organisation “en mort cérébrale”, selon le mot malheureux du Président Macron, le 7 novembre 2019…
Surtout si l’on ajoute qu’à peu près partout des programmes de réarmement massifs sont engagés.
Le 13 juillet 2023, le Sénat a définitivement adopté le projet de loi de programmation militaire 2024-2030 (LPM), qui comporte une augmentation de 40% des crédits qui seront engagés sur la période.
Même la Suisse, pays neutre par excellence, mais pays armé, a décidé de mieux se défendre : elle veut maintenant participer au bouclier anti-missiles européen : la cheffe du Département fédéral de la défense (DDPS), Viola Amherd, a signé vendredi 7 juillet à Berne une déclaration d'intention en ce sens avec ses homologues allemand et autrichien.
Depuis 500 jours, la Russie est devenue, pour toute l’Europe occidentale, et pour tout l’Occident, l’ennemi vis à vis duquel il convient de se préparer à se défendre.
Au-delà, dans le reste du monde, partout, les cartes se rebattent.
L’Inde, désormais première puissance mondiale en terme de population, sans rompre avec la Russie, se tourne de plus en plus vers les Etats-Unis et la France, pour équiper son dernier porte-avion avec 26 Rafale Marine. Objectif : mieux contrôler la zone indo-pacifique.
S’agissant de la Chine, on sait qu’elle ne veut se lier les mains avec personne. Elle soutient toujours la Russie, mais en ne lui livrant, ouvertement, ni armes, ni munitions… Tandis qu’avec les Etats-Unis, les deux pays, devenus très interdépendants économiquement, se tiennent, pour l’instant, par la barbichette.
En Afrique, les considérations de sécurité personnelle des chefs d’Etat en place l’emportent souvent sur tout autre option stratégique. L’Afrique du Sud et l’Algérie demeurent dans le cap de Moscou.
...
