Nous sommes le dimanche 20 aout 2023, et vous lisez cette publication parce que vous figurez sur notre liste d’envois. C’est notre 17e parution.
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Chaque semaine, sur un sujet de fond et d’actualité, un point de vue différend de celui du courant dominant, nourri aux sources de l’expérience et des principes de liberté.
Une opinion personnelle, qui échappe aux robots et à l’intelligence artificielle…
D’abord, quelques commentaires spécifiques
Sur le Niger : pourquoi le coup d’Etat du 26 juillet ?
- Peut-être parce que le président Bayoun, 63 ans, s’apprêtait à mettre fin aux fonctions du commandant de sa garde présidentielle, le général Omar Tchani, 59 ans…, qui ne voulait pas partir… Voir ici.
Sur l’Ukraine : le “risque nucléaire” à nouveau agité par la Russie
La formation des pilotes ukrainiens, sur des avions chasseurs F-16, a commencé au Danemark et aux pays-Bas. On estime qu’ils seront opérationnels vers les fin de l’automne 2023. Alors, avec l’accord des Etats-Unis, des appareils seront livrés à l’Ukraine. La Russie a prévenu : de telles livraisons ouvriraient “un risque nucléaire”…
Concernant la vie politique française : le président Macron est de moins en moins écouté
Non seulement il n’a pas réussi à élargir sa majorité, mais, en son sein, son ministre de l’intérieur se déclare candidat à l’élection présidentielle de 2027. Pas de quoi resserrer les troupes…
Hausse des taux d’interêt des banques centrales : bonjour les dégâts !
Les conséquences négatives de la hausse massive et rapide des taux d’intérêt s’accumulent. Elle a freiné les marchés financiers et l’activité économique. Qui peut dire si cette hausse a fait vraiment baisser les prix du pétrole, du gaz et des autres matières premières ?…
Sur l’Autorité palestinienne : un fiasco
80 % des Palestiniens souhaitent la démission du président de l'AP, Mahmoud Abbas, et seulement 19 % font confiance au Hamas. Entre 1994 et 2020, les Palestiniens ont reçu plus de 40 milliards $ d'aide…
Ensuite, mon éditorial :
Etre assisté, ne pas payer son déjeuner… C’est le début de l’esclavage
De tout temps, et depuis l’Antiquité au moins, les hommes ont éprouvé le besoin de se regrouper, et de s’associer, pour mieux faire face aux adversités, aux risques de l’existence, pour se défendre.
Longtemps ce fut un choix individuel : une solidarité acceptée, pour ses avantages, avec ses obligations, définies par des règles contractuelles.
En se généralisant, dès le milieu du XIXe siècle, les resquilleurs de la solidarité ont commencé à se multiplier : considérant qu’ils étaient moins sociétaires que créanciers du groupe.
Insuffisamment abondés, les sociétés de secours se tournaient alors vers l’Etat, et les contribuables : pour combler les déficits. La Sécurité sociale, version Lord William Beveridge ou Pierre Laroque était déjà en germe…
Aujourd’hui, l’esprit d’entraide et de responsabilité qui présidait aux sociétés de secours, a bel et bien disparu.
Cotisant ou non aux systèmes sociaux, tout un chacun a vu ses (faux) droits se multiplier : droit à l’éducation, à la santé, au travail, au logement, à la retraite… Autant de supposées conquêtes sociales, dont on mesure, à l’usage les externalités négatives…
Non seulement parce que les conditions d’accès à ces “avantages” sont systématiquement fraudées, mais aussi parce que tous ces systèmes, qui, ensemble, constituent notre Etat-providence, ont pour caractéristique commune de dé-responsabiliser les individus, toujours prêts à revendiquer plutôt que de se prendre en charge.
Education (l’obligation scolaire date de 1882), santé (La Sécu est fondée en 1045), emploi (de droit à l’emploi est codifié en 1982), logement (le droit au logement est inscrit dans les préambules de nos constitutions), prévoyance (avec le minimum-vieillesse posé en 1956) : autant de secteurs où les pouvoirs publics ont prétendu faire mieux que les seules initiatives privées.
Aujourd’hui, avec les innombrables statistiques internationales disponibles, on peut juger de la pertinence de toutes ces utopies :
- Pour l’éducation, outre le nombre croissant d’illettrés produits par notre école publique, le classement PISA des pays selon les connaissances acquises par les enfants de 15 ans nous place 23è sur 79 pays examinés. C’est moyen…
- Pour la santé, notre hôpital ne se remet pas de la période Covid. Les services des urgences ne peuvent prendre en charge les malades qui autrefois étaient pris en charge par la médecine de ville.
- Quand les Etats-Unis sont à 3,9% de taux de chômage, nous, à un peu plus de 7%, avons toutes sortes de secteurs en grande difficultés de recrutement…
- La situation du logement est catastrophique : on construit de moins en moins, et les files d’attente s’allonge. L’accession à la propriété est drogue et de l’insécurité impossible pour les deux tiers des jeunes ménages, alors que la part des dépenses des ménages consacrées au logement, et à ses annexes, dans les dépenses des ménages, a augmenté de 50% depuis 30 ans.
L’intervention de l’Etat dans le domaine du logement, depuis un siècle, est non seulement un échec quantitatif, c’est aussi une cause majeure des fléaux sociaux de la drogue et de l’insécurité. Quelques sociologues commence d’ailleurs à s’interroger sur le lien entre l‘urbanisme fait de barres et de tours des quartiers nord de Marseille, et leur dérive en zone de non-droit, où la seule diversité sociale est assurée par les clients des dealers, venus des autres quartiers, pour s’approvisionner en cannabis e-ou en cocaïne…
Les biens communs et les équipements collectifs ne seront jamais respectés comme des propriétés privées.
Ce qui appartient à tous, n’appartient à personne.
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