Nous sommes le dimanche 3 juillet et vous lisez cette publication, dans sa quatorzième édition.
27 octobre 2005 : mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique alors qu'ils cherchent à échapper à un contrôle de police. Trois semaines de violences et dix jours d’état d’urgence.
25 mai 2020 : arrestation et décès de George Floyd, 43 ans, à Minneapolis, à la suite de son interpellation par plusieurs policiers. Dix jours d’émeutes, jusqu’aux fenêtres de la Maison Blanche à Washington.
27 juin 2023, mort de Nahel Merzouk, franco-algérien de 17 ans, à Nanterre, tué par un policier à la suite d'un refus d'obtempérer. Ce sont des faits.
Les Champs-Elysées, dans la nuit de samedi à dimanche 3 juillet...
La France n’est pas l’Amérique, mais au moins un point commun saute aux yeux : ici, depuis plusieurs dizaines d’années, comme là-bas, depuis plusieurs centaines d’années, une partie importante de la population résidente est mal intégrée au système institutionnel, et s’estime victime de discriminations. C’est un constat.
C’est aussi un échec collectif.
Le calme reviendra. Mais ce ne sera pas comme le retour du beau temps après la pluie…
Voudra-t-on, ou non, essayer vraiment de solutionner ce problème latent ? C’est pas sûr : l’exemple des Etats-Unis nous montre qu’on peut supporter longtemps un problème permanent de mauvaise cohabitation, tout comme un individu peut vivre avec une déficience si elle n’est pas létale….
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