Nous sommes le dimanche 5 novembre 2023. Vous lisez cette publication parce que vous figurez sur notre liste d’envois. C’est notre 27e parution.
Chaque semaine, sur un sujet de fond et d’actualité, un point de vue différent de celui du courant dominant, nourri aux sources de l’expérience et des principes de liberté. Une opinion personnelle, qui échappe aux robots, et à l’intelligence artificielle…
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Avec leur armada déployée à l’est de la Méditerranée, mais aussi dans l’océan indien, côté golfe arabique, les Etats-Unis ont envoyé un message clair, bien reçu partout, jusqu’à Téhéran : ils s’opposeront par tous les moyens à une extension régionale du conflit ouvert le 7 octobre par les raids terroristes du Hamas, au départ de la bande de Gaza.
La protection américaine promise à Israël est en place. Même le chef du Hezbollah libanais l’a compris…
A partir de là, la diplomatie américaine, dirigée par Anthony Blinken (juif né à New-York, beau-fils de Samuel Pisar), pousse son allié à accepter au moins des pauses humanitaires, à réduire ses bombardements sur Gaza…
L’Iran n’ignore pas qu’un engagement plus marqué ou plus direct de sa part dans le conflit lui vaudrait aussitôt des frappes israéliennes ou américaines sur ses installations nucléaires.
Pour autant, on ne voit pour l’instant aucune issue possible à ce conflit, entre juifs et arabes de Palestine, né en 1948 du refus des seconds d’accepter la solution proposée alors par les Nations-Unis d’un territoire avec deux Etats.
Il y a 75 ans, l’ensemble des pays arabes déclaraient vouloir la destruction pure et simple du nouvel Etat juif. Après plusieurs guerres, toutes perdues par le camp arabe, les uns après les autres, le plus grand nombre des Etats arabes de la région on reconnu l’existence de l’Etat hébreu, ou s’apprêtaient à le faire… Les irréductibles demeurant les chiites iraniens, ainsi que leurs alliés syriens et irakiens.
Dans l’état actuel des territoires arabes palestiniens (Gaza et Cisjordanie), on ne voit pas qu’un Etat puisse y être établi de façon viable, d’autant que ses tuteurs naturels que sont l’Egypte et la Jordanie, refusent catégoriquement d’être davantage impliqués dans quelque solution imaginable…
A échelle humaine, aucune solution pacifique ne parait possible. D’où la crainte persistante, mais aujourd’hui reportée, d’un conflit étendu à la région, voire au-delà…
Alain Dumait
Les marchés financiers ne croient pas à une guerre mondiale
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