Nous sommes le dimanche 22 octobre 2023. Vous lisez cette publication parce que vous figurez sur notre liste d’envois. C’est notre 25e parution.
Chaque semaine, sur un sujet de fond et d’actualité, un point de vue différent de celui du courant dominant, nourri aux sources de l’expérience et des principes de liberté. Une opinion personnelle, qui échappe aux robots et à l’intelligence artificielle…
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“Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation”
Les mots d’ordre et les coups de menton des hommes politiques ne suffisent plus. D’autant que leur légitimité démocratique est souvent faible…
Beaucoup voient bien les changements nécessaires, mais, en privé, avouent leur impuissance. Trois exemples.
- l’urgence climatique est reconnue par tous, en tout cas à des degrés divers… Mais que fait-on ? Des pistes cyclables en pleine campagne… des subventions aux bagnoles électriques… Des interdictions et des règlementations…
Pour changer de braquet, pour developper plus vite les énergies non polluantes, pour faire payer la décarbonation par les utilisateurs plutôt que par les contribuables, il faut une consultation populaire.
- Pour financer les nouveaux besoins impératifs en matière de Défense et de sécurité, sans augmenter la dette publique qui est déjà à son maximum, mais en réduisant les dépenses sociales (plus élevées en France que partout ailleurs), il faut une consultation populaire.
- Pour revoir des projets engagés - comme la nouvelle liaison entre Castres et Toulouse (53 km de long) - pour tenir compte de l’impératif de sobriété, si souvent énoncé par le Président de la République, il faut une consultation populaire.
Et au niveau le plus décentralisé, celui des communes, y compris les plus modestes, pour éventuellement remettre en cause, en cours de mandat des élus en place, des projets d’équipements, il faut une consultation populaire. Pourquoi ne pas passer d’un projet de piste cyclable à un nouveau poste de police de proximité de la police municipale ? Ou transformer la médiathèque (où personne ne va plus), pour un tel poste de police ?…
Outre ses vertus démocratiques indéniables, le RIP (référendum d’initiative populaire), même accompagné d’une campagne de débats et d’explications, sera toujours plus prêt de l’actualité, et de ses changements de paradigme, qu’une élection, tous les cinq ou six ans.
En France, notre élite, se méfie beaucoup de la démocratie directe. Et, quand elle l’a laissé s’exprimer, elle s’est empressé de ne pas appliquer le résultat de ces consultations (Constitution européenne, Notre-Dame-des-Landes…).
Voila exactement ce qui doit changer.
Alain Dumait
