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D’abord un article d’actualité politique, reprise d’une dépêche de l’AFP
Loi immigration: Darmanin roule pour Darmanin…
Entre Gérald Darmanin et Les Républicains, le vaudeville continue: l'ex-espoir de la droite, accusé de trahison après son ralliement à Emmanuel Macron, s'est lancé dans une périlleuse opération séduction de ses anciens camarades pour faire adopter son projet de loi immigration.
Chez LR, le passage au "nouveau monde" a laissé des traces. A peine élu en 2017, Emmanuel Macron nommait Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, rapidement rejoints par Sébastien Lecornu. Mais le cas Darmanin avait particulièrement cristallisé les tensions.
En mai 2017, le député du Nord accompagnait les dirigeants de LR pour lancer les législatives. Une semaine plus tard, Gérald Darmanin devenait ministre du Budget.
Une "trahison" jamais digérée par l'ex-patron du groupe LR. "Il faut se rappeler le nombre de fois où Christian Jacob lui lançait “petit merdeux !” dans l'hémicycle", se remémore une députée.
"Ils me font marrer à dire de moi aujourd'hui que j'étais le Maradona de la droite. Si Fillon avait été élu, et s'il m'avait nommé ministre, j'aurais été au mieux secrétaire d'État à la Ville", rétorquait Gérald Darmanin dans un livre des journalistes Laurent Valdigué et François Vignolle ("Le baron noir du président", Robert Laffont).
L'ancien député LR s'est fondu dans le dispositif Macron au point d'en devenir un des piliers, à Bercy, puis à l'Intérieur.
Quant aux LR, lestés des 4,78% à la présidentielle, ils ont dû remiser leurs espoirs d'alternance. Et les législatives ont encore fait fondre leurs effectifs au Palais-Bourbon. Une dégringolade doublée d'un beau paradoxe: diminués, les LR sont devenus quasi-indispensables à la macronie, privée de majorité absolue.
Les deux parties savent parfois s'accorder: la majorité des textes ont été adoptés avec les LR, d'autant plus incontournables que le Sénat est dominé par la droite. Mais ce compagnonnage a aussi produit un raté spectaculaire: la réforme des retraites, avec un accord politique qui a volé en éclat dans l'hémicycle, contraignant l'exécutif au 49.3.
C'est le défi de Gérald Darmanin: réussir avec LR là où Élisabeth Borne a échoué.
"Si c'est un succès, Gérald Darmanin prend tout", pense une ministre.
"C'est quitte ou double", estime un député macroniste.
"Je regarde l'équation politique. Ce serait très difficile de se passer de lui" même en cas d'échec, tempère une autre.
Marquant avec insistance son opposition à un 49.3, le ministre s'est lancé dans une vaste opération politique. Au Sénat, il a multiplié les gestes envers la droite, avant de tenter le compromis à l'Assemblée, ménageant le camp présidentiel.
"Le texte sort du Sénat, il dit: c'est un très bon texte. Le texte sort totalement différent de la commission de l'Assemblée, il dit: c'est un très bon texte. Alors il pense quoi, le ministre de l'Intérieur ?", ironise Xavier
Bertrand (LR), vieille connaissance du ministre.
Depuis 2022, les rapports semblent néanmoins apaisés. "On est nombreux à penser que tôt ou tard, on a vocation à travailler ensemble", explique un jeune député LR.
"Darmanin a eu la Loi de programmation du ministère de l'Intérieur, il a les moyens supplémentaires pour nos commissariats et nos brigades de gendarmerie", glisse-t-il. Pas de quoi faire chavirer une autre source au groupe: "il m'a mis une brigade dans ma circonscription" mais "ce n'est pas ça qui va me faire bouger".
La séduction n'opère pas sur le patron du groupe Olivier Marleix, agacé du "double langage incroyable" du ministre. Les LR ont annoncé qu'ils ne voteraient pas le texte attendu lundi dans l'hémicycle.
Mais leur député de Mayotte Mansour Kamardine a voté pour en commission. Et les regards se tournent vers les plus "compatibles" comme Virginie Duby-Muller et Alexandre Vincendet, présents à la rentrée politique estivale de M. Darmanin à Tourcoing. Et vers les 17 LR auteurs d'une tribune évoquant un possible vote favorable si le texte conservait suffisamment d'éléments du Sénat.
Dans la majorité, M. Darmanin cultive de bonnes relations avec Horizons, le parti d'Edouard Philippe, élu député LR en même temps que lui en 2012. Un député Renaissance voit même Gérald Darmanin en "rabatteur" pour Edouard Philippe en vue de 2027.
"Darmanin roule pour Darmanin. Mais tous ces gens veulent refaire la droite française", maugrée un dirigeant de la majorité.
(Avec AFP, le 10-12-2024)
Ensuite, quelques informations brèves.
==> En 2024, l’ensemble des pays d’Asie concentreront 60% de l’augmentation du PIB mondial… ==> Le franc suisse n’a jamais été aussi fort face à l’euro. Un euro valait 0,9416 franc suisse. La monnaie unique européenne a atteint ce mercredi 6 décembre 2023 son plus bas historique par rapport à la devise helvétique. Une bonne nouvelle pour les Fêtes, pour nos amis suisses, qui viennent s’approvisionner en France... ==> La Cour suprême texane a empêché vendredi une femme à la grossesse risquée de bénéficier d’un avortement mais a indiqué qu’elle examinerait le fond de l’affaire ultérieurement… |
Enfin, un article du journal suisse 24 heures (Du 7-12-2023) |
La guerre se joue dans les tunnels de Gaza
Deux mois après l’assaut terroriste en Israël, la riposte sans précédent n’a pas encore mis à genoux le Hamas. Ses militants patientent dans les profondeurs.
C’était il y a deux mois. L’abominable attaque terroriste du Hamas en Israël laissait plus de 1200 morts, en majorité des civils. Quelque 240 otages étaient emmenés dans la bande de Gaza. Sous le choc, les Israéliens abandonnaient leurs querelles internes et lançaient une riposte sans précédent. Deux mois ont passé. Plus de huit semaines de frappes dévastatrices et un bilan mortel dépassant les 17.000 victimes palestiniennes, dont peut-être 5000 militants islamistes.
Mais le Hamas, lui, n’est pas défait. Loin de là. Car ce qu’on ne voit pas sur les images de désolation, c’est que l’issue de la guerre se joue sous la surface, dans le dédale de galeries creusées en profondeur, sur quelque 500 km. C’est le «métro de Gaza», comme l’appellent les militaires israéliens. Une ville souterraine. Là se cache l’essentiel des troupes du Hamas, attendant patiemment que le désastre humanitaire en surface devienne tellement intolérable que Joe Biden sommera Benyamin Netanyahou d’y mettre fin.
L’armée israélienne va-t-elle inonder les tunnels pour en faire sortir les militants, comme le révèle cette semaine le «Wall Street Journal»? Préférera-t-elle plutôt y provoquer un feu infernal ou faire exploser ces infrastructures? Cela mettrait en péril la vie des 138 otages encore détenus par les terroristes. Quant à envoyer des soldats israéliens parcourir le labyrinthe, c’est leur faire courir des risques énormes.
Deux mois après le début de l’offensive, le nord de la bande de Gaza est en ruines et l’armée israélienne marche sur le sud du territoire. Bientôt, il ne restera plus de surface à conquérir. Il faudra alors, d’une manière ou d’une autre, affronter les profondeurs. Telle est la logique désespérante de cet épouvantable conflit.
C’est tout pour aujourd’hui.
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